Alfred Giraud, le whisky français de haute volée

La famille Giraud contribue à la production de spiritueux exceptionnels depuis près d’un siècle.

Cette passion est née lorsque Louis Giraud a commencé à travailler en tant que tonnelier à la tonnellerie Drouet en 1873. En 1910, les connaissances en matière de bois acquises par Louis lui ont ouvert les portes d’une maison de cognac, où il supervisait le vieillissement des eaux-de-vie. Son fils, Alfred, a rapidement marché sur ses pas en rejoignant la même maison de cognac jusqu’à ce qu’il parte servir son pays pendant la Première Guerre mondiale. Capturé par les forces allemandes, détenu comme prisonnier de guerre, il est contraint de fabriquer des fûts à Berlin jusqu’en 1918. À sa libération, il retrouve la même maison de cognac en tant que maître de chai jusqu’à la retraite. Alfred a formé son fils, André Giraud, qui lui a ainsi succédé en tant que maître de chai au sein de la même maison de cognac de 1960 à 1990. André s’est retiré dans les forêts du Limousin. Aujourd’hui, il fournit d’ailleurs certains chênes pour la réalisation de fûts neufs pour le whisky et aide la famille à se procurer des fûts ayant contenu des vieux cognacs d’exception destinés au vieillissement des whiskies. Jean-Pierre Giraud a pris quant à lui une voie différente, mais toujours au sein de la même maison de cognac, occupant le poste de directeur général dans les années 1980 et 1990. Aujourd’hui, il supervise l’élaboration du whisky Alfred Giraud. Rompant avec la tradition, Philippe Giraud, la cinquième génération, a rejoint un producteur de whisky écossais renommé et a développé une passion pour le whisky. Alfred Giraud French Malt Whisky associe savamment l’expertise acquise par la famille Giraud dans le domaine du cognac et la passion de Philippe pour le whisky.

Des méthodes de travail méticuleuses

La distillerie historique de Saint-Palais produit un whisky typiquement français. Le brassage se distingue par une technique séparant les étapes d’empâtage (mashing) et de filtration, se différenciant ainsi du principe traditionnel de cuve filtre utilisée par les écossais. Ce choix technique permet de garantir la richesse du moût et l’optimisation de la fermentation. Le processus de distillation, s’il est conçu dans un outil de type charentais classique, en cuivre, à repasse et avec chauffe directe, prend en compte les particularités du whisky et le type de distillat recherché. Pour se faire, plusieurs distillats sont produits, le processus de vieillissement sous bois adapté à leurs caractéristiques organoleptiques, permettant d’amplifier la palette aromatique à la disposition des maîtres assembleurs. En plus de créer ses propres malts, l’entreprise sélectionne également d’autres single malts de France hautement qualitatifs, pour agrémenter le processus d’assemblage et de vieillissement sous bois. L’association de multiples malts français donnant naissance à un profil aromatique remarquablement équilibré. Il faut également savoir, que la qualité des fûts est aussi importante que celle des malts qu’ils abritent. Ce faisant, en majorité, les fûts utilisés pour le vieillissement du whisky de malt français Alfred Giraud ont servi à faire vieillir de très vieux cognacs. Ils confèrent aux assemblages des arômes équilibrés et complexes et une certaine élégance. Pour ajouter une touche française, les meilleurs fûts de vin et de spiritueux de l’hexagone sont également employés. Il faut des années pour mener à bien ces expérimentations et seuls quelques fûts trouveront leur chemin jusqu’aux bouteilles. La Maison utilise également des fûts neufs fabriqués principalement à partir de chêne français et, en minorité, de chêne américain ou en bois rares.

 

Produit en quantité extrêmement limitée par l’accès à des fûts exceptionnels, le whisky Harmonie, légèrement tourbé (46,1 % vol.) commence avec un assemblage de deux distillats de malt français non tourbés, logés dans trois types de fûts : une forte majorité ayant contenus des très vieux cognacs, des fûts neufs de chêne français du limousin et des fûts neufs de chêne américain. L’assemblage est ensuite vieilli en fûts ayant contenu des très vieux cognacs, puis marié avec un malt français légèrement tourbé avant d’être relogé dans les mêmes fûts de très vieux cognacs jusqu’à ce que la palette aromatique soit parfaitement équilibrée (165 €).

Notes de dégustation : Nez : audacieux et engageant. Des odeurs de pain aux raisins tout juste sorti du four et d’épices s’associent à des notes d’orge fumée. Bouche : puissante et délicate à la fois. La texture soyeuse laisse place à des saveurs d’épices et de raisin juteux. Riche et équilibrée, avec une pointe discrète de tourbe. Finale : très longue. La pointe de tourbe amplifie les très légers tanins apportés par les fûts de très vieux cognac.

Produit en quantité limitée par l’accès à des fûts exceptionnels, le whisky Heritage (45,9 % vol.) est un assemblage de trois distillats de malt français non tourbés, logés dans trois types de fûts : une majorité ayant contenu des très vieux cognacs, des fûts neufs de chêne français du limousin et des fûts neufs de chêne américain. L’assemblage est ensuite vieilli en fûts ayant contenu des très vieux cognacs jusqu’à ce que la palette aromatique soit parfaitement équilibrée (110 €).

Notes de dégustation : Nez : complexe mais équilibré. L’odeur de viennoiseries et de brioches au beurre se transforme en de délicats arômes de malts grillés et de douces épices. Bouche : structurée avec un corps riche. Le goût puissant de brioche cède rapidement le pas à des notes herbacées. Un côté légèrement boisé qui s’équilibre parfaitement avec les arômes de vanille et de noix de muscade. Douce, délicate et équilibrée. Finale : sophistiquée et subtile. Les épices douces et les malts au goût de noix s’équilibrent parfaitement révélant les notes gourmandes des fûts de très vieux cognac.